Réseau LGBT

Rapport annuel 2016 de SOS Homophobie

/homepages/1/d491906654/htdocs/website/wp content/uploads/2016/05/sos

« Vingt-deux années d’existence pour SOS homophobie et vingt publications
faisant le constat de l’intolérance, du rejet et de la haine envers les personnes
lesbiennes, gays, bi et trans n’auront donc pas été suffisantes pour faire reculer ces fléaux en France. »

Voici comment commence l’édito du dernier rapport de SOS Homphobie publié le 11 mai.
En vingt ans, l’homophobie ordinaire, faite essentiellement d’ignorance et de rejet, s’est transformée en refus de l’égalité des droits et en violences verbales ou
physiques assumées à l’égard des personnes lesbiennes, gays, bi et trans !

Mobilisnoo vous invite à découvrir dès maintenant l’intégralité de ce dernier rapport.

Nous souhaitons, sur cet article, retranscrire les données du rapport de SOS Homophobie, concernant le chapitre travail :

Image issue du rapport de SOS Homophobie
Image issue du rapport de SOS Homophobie

 

Concernant les manifestations d’homophobie, les cas de rejet, d’ignorance et de discrimination ont augmenté de 20 points, les cas de harcèlement de 10 points. Du côté des agresseur-e-s, la proportion des supérieur-e-s hiérarchiques augmente de 10 points et se hisse à égalité avec celle des collègues.

Si certain-e-s agresseur-e-s ne semblent pas conscient-e-s de l’illégalité de leurs propos, d’autres se «lâchent» car ils bénéficient d’une certaine impunité dans leur entreprise.

Ces paroles homophobes sont renforcées par la dynamique de groupe qui alimente l’hostilité vis-à-vis des personnes LGBT et crée un climat propice au harcèlement. Les refus de promotion, les accusations infondées, les insultes, avec ou sans témoins, se multiplient.

Rares sont les agresseur-e-s qui se diront ouvertement homophobes ou transphobes et rares sont les preuves de harcèlement ou de discrimination. Il est difficile de trouver des témoins et, s’il y en a, ils-elles ont peur de perdre leur travail.

Lorsque des problèmes émergent suite à des comportements homophobes ou transphobes au sein d’une équipe, la ligne hiérarchique a tendance à ignorer, à minimiser, voire, pire, à couvrir les faits.

Dans les entreprises familiales aussi bien que dans les grandes structures, on détourne le regard pour ne pas avoir à faire face.

En 2015, plusieurs entreprises, mairies, ministères se sont engagés contre les LGBTphobies
au travail soit en proposant une série d’engagements internes, soit en signant une charte initiée par la fédération d’associations l’Autre Cercle, comme c’est le cas pour Orange.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *